Par AC environnement Chambéry

POUR UNE GESTION OPTIMISÉE DU PATRIMOINE BÂTI

Rien ne va plus dans les finances locales. Rien ne va plus non plus entre les collectivités locales et l’État ! La faute notamment à la loi du 22 janvier 2018 de programmation des finances publiques qui annonce une réduction drastique de 13Mds d’€ des dépenses locales d’ici 2022. Le Salon des Maires et des Collectivités Locales qui s’est ouvert ce 20 novembre 2018 sera sans doute l’occasion d’une nouvelle expression du mécontentement des élus locaux qui ne savent pas bien comment ils vont absorber cette nouvelle contrainte. Le casse-tête s’avère très difficile à résoudre, notamment pour les collectivités les plus endettées.

Dans un tel contexte de rigueur, où réaliser des économies pour continuer d’investir pour un meilleur cadre de vie et un meilleur service aux administrés ? Comment réussir l’intégration de sa Ville, de son Département ou de sa Région dans un monde globalisé, générateur de croissance et ainsi éviter la nouvelle « guettoisation »  des territoires urbains et ruraux de cette « France périphérique » décrite par le géographe Christophe Giulluy il y a quatre ans déjà ?

L’une des pistes possible, est la gestion optimisée du patrimoine bâti que possède et/ou exploite toute collectivité locale : son siège et ses annexes, les établissements scolaires du Premier et du Second degré, les espaces dédiés à la culture, au sport, aux événements, etc. Ce patrimoine est plus ou moins ancien, plus ou moins bien entretenu, plus ou moins vétuste. Et pour une grande part, il a été construit au 19e siècle ou au 20e siècle, c’est-à-dire avec des polluants dans le bâti (amiante, plomb…) mais aussi avec d’autres référentiels et d’autres normes en matière d’énergie par exemple. Autant dire que ce patrimoine bâti est très lourd à entretenir. Des collectivités locales sont même bien incapables de savoir précisément l’étendue de ce patrimoine et combien il leur coûte chaque année.

 

LE BIM POUR RETROUVER DES CAPACITÉS D’INVESTIR

La révolution numérique en cours dans le bâtiment, avec la maquette numérique et le BIM, peut permettre de réaliser des économies nettes rapidement, dans la durée, qui plus est en améliorant la qualité de services aux habitants, aux usagers et aux personnels des collectivités locales.

Longtemps limitée à la seule construction de bâtiments neufs, la maquette numérique et le BIM concernent désormais les patrimoines immobiliers existants. Aujourd’hui, il est possible de scanner les espaces extérieurs, les façades, les parties communes et chaque bureau ou espace d’un immeuble, puis de construire la maquette 3D, en reproduisant exactement le moindre élément de l’édifice, avec un niveau de détail et de précision inégalé. Cette maquette intègre et localise précisément l’ensemble des données techniques disponibles (des plans et superficies aux équipements d’éclairage en passant par les diagnostics immobiliers). Ainsi, une collectivité locale accède-t-elle à une connaissance ultra-précise de son patrimoine : accessibilité des documents de travaux réalisés au fil du temps, dossiers des diagnostics immobiliers à chaque cession, rénovation ou déconstruction… tout est alors à sa portée. Autant de gains de productivité considérables immédiats.

Mieux encore, le BIM peut permettre à une collectivité locale d’améliorer très sensiblement l’exploitation-maintenance de son patrimoine : à quelques centimètres carrés près, elle connaît la surface de chaque paroi, façade ou espace vert de tout élément de son patrimoine bâti. Plus question pour elle d’émettre des consultations pour des travaux ou des services avec une approximation quantitative telle que les réponses chiffrées des entreprises vont parfois du simple au double ! En d’autres termes, c’est la chasse au gaspi ! Plus question de dépenser à vue l’argent public, ne serait-ce que parce que depuis des années, l’on tond une pelouse qui ne nous appartient pas. Cet exemple paraît improbable ? Il est pourtant bien réel et laisse en effet pantois ! Imaginez seulement le potentiel d’économies réalistes à réaliser tout au long de l’exploitation et du cycle de vie d’un bâtiment quand on sait que les trois-quarts des dépenses dans un immeuble concernent sa maintenance et son entretien.

 

BIM AC ENVIRONNEMENT

LES CLÉS DU SUCCÈS

Les opportunités de maîtrise des coûts et des dépenses d’exploitation sont donc multiples, diverses et plus lisibles grâce au BIM. Encore faut-il respecter quelques conditions sine qua non pour en bénéficier et réussir l’intégration du BIM à sa bonne gestion. D’abord, la fiabilité de la donnée technique : une maquette numérique BIM n’a de valeur qu’à condition que ce qui est renseigné dans ce container géométrique de datas soit juste, pertinent, vérifiable et exploitable. Or, dans les faits, combien de données sont dispersées, caduques, inexactes, voire partielles ou manquantes ?

Ensuite, la qualité de la maquette numérique elle-même. Elle dépend de la captation des informations, qui doit être menée correctement et avec le même degré de précision en tout lieu du bâtiment. Réaliser une maquette avec un drone par exemple accentue la précision des données relatives aux toitures et à leurs édicules techniques et de sécurité.

Enfin, une maquette numérique BIM délivre tout son potentiel dès lors qu’elle est associée à une solution permettant de visualiser les informations, de les requêter pour procéder vraiment à de l’analyse de la donnée ; et ce, en vue d’une prise de décision éclairée. Là-dessus, les solutions disponibles et efficaces sur le marché sont rares. Mais une telle plateforme numérique est indispensable à toute collectivité locale, qui veut une vision précise de son patrimoine immobilier et veut prévoir pour préparer l’avenir. Un peu comme la fourmi, cet expert du bâtiment, qui sait anticiper les rudes hivers. 

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Pour en savoir plus :

La solution BIM d'AC Environnement par Jérôme Bonnet, Directeur BIM